Et je les observe. Ils s'aiment toujours. Je crois. Tous les deux, à table. Ils parlent. Politique, économie, société... Comme toujours, tout y passe. Et je m'éclipse. Toujours, dès que je le peux. Ne plus les voir. Ne plus avoir peur. De devenir comme eux. Images floues d'un avenir terne, brouillées par les larmes. Larmes de rage, de désespoir, de dépit. Peur et frustration mêlées en moi. Moi si jeune, moi avec la vie devant moi. Mais c'est des foutaises ce qu'on raconte. La vie qui s'étale devant soi. Des conneries qu'on nous assène comment autant de vérités pré-établies. C'est pas la vie au détour du chemin. Pas la vie qu'on nous propose si facilement de suivre. C'est la routine sur laquelle on s'engage indubitablement. C'est la désillusion qui nous attend là-bas, au loin, quand passé quelques temps, on regardera en arrière, on regardera notre vie, on fera le bilan. Quand on réalisera que c'est pas ça, au fond qu'on voulait, que nos rêves, on les a abandonnés depuis longtemps, laissés en rade quelque part. Quand, on ne sait plus trop. On réalisera trop tard que c'est pas la vie ça. C'est pas la vie. Qu'on s'est planté, royalement. Qu'on a pas pris le bon chemin, le bon tournant. C'était trop bien indiqué. Tellement bien qu'on s'est planté. Ils nous ont tous dupé. Et nous on a foncé. Nous, avec nos idéaux, nos projets extravagants, nos envies d'ailleurs, nos rêves un peu trop grands. Nous on est plus rien. Nous on est là, à table, à discuter politique, économie et société avec celui qui faisait battre notre coeur à cent à l'heure avant. Avant. Mais on l'aime toujours en fait. Enfin, on croit. C'est pas pareil. Nan. C'est pas pareil. C'est pas comme on se l'était imaginé. Mais ça aurait pu. Si seulement... Mais il faut croire que c'est trop dur de garder en nous une part d'enfance. Trop dur de s'accrocher à ses rêves sans en perdre en route, toujours un peu plus. Trop dur d'aimer toujours, envers et contre tout, alors que cette foutue société qui nous avait si bien indiqué le chemin, fait tout maintenant pour nous foutre dedans. Nous laisser à terre. Qu'on s'enfonce. Qu'on ne se relève jamais. Jamais. Et qu'on admire de là nos rêves qui nous paraissent si haut maitenant, si loin... inatteignables alors qu'ils nous pairaissaient à portée de main. Avant, on pouvait presque les effleurer. Mais tout ça c'est bien loin. Alors ne plus parler du passé, rêves enfouis à ne pas déterer. Alors ne pas parler du futur, c'est fini les rêves on veut oublier. Alors on parle d'aujourd'hui, politique, économie, société. Et on fini la discussion à deux. Les enfants ont quité la table. Partis faire on ne sais quoi, rêver, écouter, refaire le monde... Qu'ils en profitent, tant qu'il est tant. Avant qu'ils ne se contentent eux aussi de rêves étriqués.
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Guten Abend gentes dames et damoiseaux ! (oui j'ai l'impression qu'il y a maintenant quelques énergumènes masculins qui lisent mes quelques lignes de proses, alors j'ai le droit maintenant, youhouuuu !) Enfin bref, désolée, les nerfs lâchent (après l'épreuve d'allemand en même temps, admettez que j'ai le droit). D'ailleurs en parlant de l'épreuve d'allemand, je me suis royaaaaalement plantée sur une phrase nan mais n'importe quoi...Fallait dire « J'essayais de la ramener à la raison » et moi qu'est-ce que j'ai mis ? « Je lui proposais de la mener à l'autel »...Eh ben en tout cas avec moi le correcteur va se marrer...J'espère que ça me vaudra quelques points de l'avoir fait rire. Hein ? Il y a peu de chances ? Bon d'accord, je m'en vais springen par la Fenster alors...).
Breeeeeef...toujours est-il que le marathon que sont les partiels est officiellement ouvert (enfin sauf pour les faignéants qui font espagnols hein...) et qu'étrangement, mon humeur s'en fait ressentir.
Sinon sinon vous savez quoi ? J'ai eu une idée brillantissime l'autre jour (oui, je l'admets, c'est rare). Parce que qui dit Choukette trois mois en Ecosse dit trois mois sans articles sur ce petit blog (Ben vi parce que là-bas déjà même si j'aurais sans doute internet, je ne pourrai sans doute pas y passer beaucoup de temps, snif...vais-je tenir ?) et donc...puisque trois mois sans mes (petits) articles est synonyme de suicide pour la plupart d'entre vous, et que moi je ne veux pas rester sans news de tout le monde (et que j'ai peur de me sentir très seule là-bas) et sans écrire...je me suis dit que j'allais créer un blog spécial Choukette-in-scotland (si quelqu'un a déjà pris ce nom de blog je le retrouve, je lui règle son compte et lui supprime son blog pour créer le mien). Alors alors ? Qui est pour, qui est contre ? Les votes sont ouverts ! xD (Bien sûr tous ceux qui votent contre seront passibles de la terrrrrrrrible punition de ne pas recevoir de carte postale d'Ecosse et de rester sans nouvelles durant trois mois...et je n'ose même pas imaginer quelle souffrance cela sera sans doute (hein ? Non non les chevilles ça va...enfin je suis pieds nus en même temps là si vous voulez tout savoir alors je ne peux pas trop juger mais je vous redirai ça hein ^^)
Brefouille...vais vous laisser ze people-que-j'aime-plus-que-tout-au-monde-et-qui-allez-me-manquer-affreusement-durant-ces-trois-mois ! (Si j'ai déjà le blues je ne préfère même pas imaginer ce que ce sera là-bas, dans cette contrée froide et lointaine où je ne connais personne et ne comprendrai sans doute rien à l'accent)
Noka ! (et voui...une certaine personne sait ce que cela signifie, sérieux je l'ai adopté, j'adore ce mot...xD)
[Paul Eluard]
